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Entre temps, le patron des Insoumis a été condamné mais est toujours député et pourrait être candidat à l’élection présidentielle de 2022…

Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. Voici une phrase qui sied parfaitement à Jean-Luc Mélenchon. En effet, dans une vidéo datant de 2017 et exhumée par plusieurs internautes, le leader de La France insoumise explique qu’il est favorable à une peine d’inéligibilité à vie pour tout citoyen condamné par la justice. Problème : il vient lui-même d’être condamné à trois mois de prison avec sursis, ce qui, à priori, ne l’empêchera pas d’être candidat à la prochaine élection présidentielle.

Des propos qui visaient directement François Fillon

A l’époque, Jean-Luc Mélenchon avait tenu ces propos lors d’un débat de la campagne présidentielle 2017. Il déclarait alors vouloir appliquer les propositions formulées par l’association de lutte contre la corruption Anticor. « Je peux vous dire quelques-unes d’entre elles : quiconque est condamné une seule fois est inéligible à vie », avait-il clamé haut et fort sur le plateau de TF1. Ces propos s’adressaient tout particulièrement à son adversaire François Fillon, alors visé par des poursuites judiciaires, suite à plusieurs révélations de la presse. D’ailleurs, dans son programme présidentiel, Jean-Luc Mélenchon avait inscrit le principe : « Casier judiciaire vierge requis pour être élu ».

Condamné lundi à trois mois avec sursis

Si aujourd’hui il restait fidèle à ses convictions, Jean-Luc Mélenchon devrait donc démissionner de son mandat de député à l’Assemblée nationale. Il ne devrait d’ailleurs pas se présenter non plus à la prochaine élection présidentielle. La raison ? Le patron des Insoumis a été condamné, pas plus tard qu’hier, à trois mois de prison avec sursis et 8 000 euros d’amende pour rébellion en réunion, provocation à la rébellion et actes d’intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l’autorité publique, lors d’une perquisition menée au siège de son parti. Seulement, pour lui, cette condamnation n’est rien d’autre qu’un « cirque médiatico-judiciaire » ou encore un « jugement politique ». Il n’a pourtant pas souhaité faire appel : « Ça voudrait dire qu’on croit qu’il y a une justice pour moi, il n’y en a pas : quoique je fasse, je suis condamné d’avance », a-t-il fait valoir en conférence de presse.

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