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Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mardi les « insupportables violences contre la manifestation du 1er mai » à Paris, en accusant « des bandes d’extrême droite » d’être l’auteur des dégradations et heurts qui sont survenus en marge du défilé syndical.

« Insupportables violences contre la manifestation du premier mai. Sans doute des bandes d’extrême droite », a tweeté le leader de la France insoumise.

Benoît Hamon, le chef de file du mouvement Génération.s, a pour sa part déploré, également sur Twitter, « le fracas des violences » qui « contraint au silence les milliers de manifestants démocrates et pacifiques qui avaient tant à dire, tant à revendiquer et à défendre légitimement aujourd’hui ».

Des heurts ont éclaté mardi en marge du défilé syndical entre plus d’un millier de personnes encagoulées et les forces de l’ordre, a constaté l’AFP.

Les forces de l’ordre ont essuyé « des jets de projectiles au niveau du boulevard de l’hôpital » (XIIIe arrondissement). Face à environ 1.200 personnes encagoulées de la mouvance radicale d’extrême gauche des « black blocs » recensées par la Préfecture de police, la police a fait usage de tirs de gaz lacrymogènes et de deux lanceurs d’eau.

Rassemblés autour de banderoles comme « Premiers de cordée, premiers guillotinés » ou « Cette fois, on s’est organisé », ils criaient « Tout le monde déteste la police » ou encore, « Paris, debout, soulève-toi ». Des militants s’en sont par ailleurs pris à un restaurant McDonald’s à coup d’engins incendiaires, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Deux personnes, « porteuses de burins et de marteaux », avaient été interpellées avant le début de la manifestation et placées en garde à vue, selon la police.

Le défilé syndical a rassemblé mardi 20.000 personnes, a annoncé PP, qui a aussi dénombré 14.500 personnes hors du cortège déclaré.

Source LCP

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