PARTAGER
"La revue Prescrire" a établi une liste noire des médicaments "à écarter". ILLUSTRATION / PIXABAY

Comme chaque année, la revue médicale indépendante « Prescrire » a dévoilé sa nouvelle liste noire des médicaments : 93 produits seraient plus dangereux qu’utiles. Et pourtant 82 sont commercialisés en France !

Prescrire a publié jeudi 31 janvier son palmarès 2019 des médicaments « à écarter ». Après avoir évalué plusieurs traitements et leurs éventuelles conséquences, la revue médicale indépendante en a épinglé des dizaines qui ne devraient pas être prescrits, soit en raison d’effets secondaires excessifs, soit par manque d’efficacité. Au final, elle juge que 93 médicaments autorisés sont plus dangereux qu’utiles. Et pourtant 82 sont commercialisés en France…

Voici la liste complète donnée par Prescrire (à partir de la page 3) :

Prescrire by on Scribd

Des agences réticentes à prendre la décision

Avec cette liste à destination du public et des médecins, la revue veut essayer d’écarter certains produits du marché. « Les firmes ont évidemment intérêt à garder leurs médicaments sur le marché parce que c’est une source de revenus, explique à Franceinfo Pierre Chirac, directeur de rédaction de la revue. Et les agences sont souvent hésitantes et réticentes à prendre la décision. » Les représentants des laboratoires ne font aucun commentaire sur cette liste et renvoient le public vers l’agence nationale du médicament, qui explique que ces dangers sont déjà connus et mentionnés sur les notices…

Les médicaments ajoutés

Six médicaments ont été ajoutés au bilan des médicaments à écarter en 2019 :

Oxomémazine (Toplexil ou autre), un antitussif antihistaminique H1, sédatif et atropinique aux propriétés neuroleptiques.
Ulipristal 5 mg (Esmya), prescrit dans les fibromyomes.
Méphénésine (Décontractyl, Décontractyl baume), un myorelaxant.
– Le trinitrate de glycéryle en application locale (Rectogesic), un dérivé nitré utilisé dans les fissures anales.
La cimétidine (Cimétidine Mylan ou autre) est à écarter car elle expose à nettement plus d’interactions médicamenteuses que d’autres antihistaminiques H2.
– L’acide obéticholique (Ocaliva), un dérivé d’acide biliaire dans la cholangite biliaire primitive.

Source : midilibre.fr

La bibliothèque de Tepa

Livres à lire sur le sujet. Soutenez financièrement l’action de Patriote Info en achetant l’un des livres de sa bibliothèque.

Publicité