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© Photo Pixabay / DanielCubas

La mairie de la commune de Saint-Barthélemy de Vals cherche en urgence une solution pour faire face à un désert médical apparu suite à la suspension de l’unique généraliste du village, lequel avait refusé la vaccination.

À cause de l’obligation vaccinale, certaines communes font face à une pénurie de médecins. Ainsi, celle de Saint-Barthélemy de Vals (Drôme) va perdre son seul médecin généraliste, car ce dernier refuse de se faire immuniser, rapporte Europe 1.
Le généraliste Raphaël Naville, qui n’exerçait pas depuis septembre dernier, fermera définitivement son cabinet à partir du 1er janvier.

« Je ne suis pas anti-vax, mais petit à petit, je me suis fait une opinion plutôt prudente vis-à-vis de ce vaccin. J’ai eu des cas d’effets secondaires graves dans ma patientèle, qui sont directement imputables aux vaccins, notamment ceux de Pfizer », explique-t-il à l’Europe 1 en pointant le risque d’effets secondaires « peut-être plus important que ce qu’on nous laisse entendre habituellement ».

D’après lui la vaccination n’est pas une « solution unique », il mise sur des traitements qui peuvent éviter les formes graves. « J’aurais préféré avoir ce recours », avance-t-il auprès de France Bleu.
Le médecin ne cache pas ses regrets. « Pour moi, c’est un véritable arrachement, ça me déchire », explique-t-il sur Europe 1. « Je partage le sentiment d’injustice et de désarroi que cette nouvelle abrupte peut susciter chez vous », a-t-il écrit dans un mot laissé pour ses patients, rapporte France Bleu.
La mairie est ainsi obligée de chercher en urgence un autre médecin.

Désert médical

Ce cas est loin d’être isolé.
Depuis le 15 septembre, tous les professionnels de santé doivent justifier d’un schéma vaccinal complet, sous peine de ne pouvoir exercer.
Au moins 20 généralistes ont été suspendus depuis la mise en place de cette obligation vaccinale, d’après le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), cité par La Croix. « Mais ils sont probablement plus nombreux que cela, les Agences régionales de santé ne faisant pas toutes remonter les cas », précise le CNOM.
Des histoires similaires se sont reproduites à Vémars (Val-d’Oise), commune rurale de 3.000 habitants ou encore à Île-aux-Moines (Morbihan, 600 habitants). Mi-octobre, à Pleudihen-sur-Ranc (Côtes-d’Armor), plus de 2.000 personnes ont signé une pétition pour pouvoir consulter et bénéficier des soins d’un généraliste local quel que soit son statut vaccinal, car le seul médecin de la commune avait pris la décision de ne pas se faire immuniser.

Source : Sputnik

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