PARTAGER

Un ordinateur, des clés USB et un badge d’accès liés à plusieurs centrales nucléaires françaises ont été dérobés à Amnéville (Moselle), en février dernier. Une enquête est ouverte.

La police judiciaire (PJ) de Metz et EDF ont confirmé, mercredi 21 mars 2018 à Lorraine Actu, le vol de plusieurs documents relatifs à plusieurs centrales nucléaires françaises. Parmi elles : Cattenom (Moselle), Flamanville (Manche) et Paluel (Seine-Maritime).

Les faits se sont déroulés le 16 février dernier sur le parking de la piste de ski indoor d’Amnéville, près de Metz, en Lorraine. Plusieurs voitures ont été visées par des vols par effraction, selon Le Républicain Lorrain qui a révélé l’information.

Un ordinateur, des clés USB et un badge d’accès

Une plainte a été reçue par une entreprise sous-traitante de la centrale nucléaire de Cattenom, confirme la PJ. L’un de ses véhicules a en effet été visité par le ou les voleurs.

A l’intérieur, un ordinateur sécurisé a été dérobe. Des plans de ces trois centrales nucléaires s’y trouvaient. Le quotidien régional évoque des informations relatives « au circuit interne » des réacteurs de ces sites ultra-sécurisés. Des clés USB et un badge d’accès à plusieurs infrastructures d’EDF ont également été dérobés. Ces clés contiendraient également des photos prises à l’intérieur des centrales.

EDF veut rassurer sur la sécurité

La police judiciaire messine, en charge des investigations, n’a pas souhaité indiquer « la sensibilité des informations contenues dans les éléments volés ». « On ne sait pas encore à quel point ils sont sensibles ou non », affirme une source proche du dossier.

Du côté d’EDF on assure que les plans « ne sont pas de nature sensibles ou stratégiques » pour la sécurité de ses installations.

Le badge du prestataire de service a quant à lui été « désactivé immédiatement » après le vol pour éviter toute tentative d’intrusion indésirable.

La police ignore encore si les éléments volés sont liés ou hasard ou si la voiture de l’entreprise était spécifiquement visée.

Le parquet de Metz suit le dossier de près en raison de sa « haute sensibilité ».

Merci à Laurianne.

Source actu.fr

Publicité
loading...