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248 homicides ont été recensés entre mai et juillet 2019, dont 101 pour le dernier mois, selon une étude du ministère de l’Intérieur relayée par « Le Figaro ».

En juillet dernier, une touriste s’est écroulée morte dans une station-service d’Ollioules, victime d’une balle perdue lors d’un règlement de comptes. Un drame qui a fait deux autres victimes, des hommes connus des services de police pour violences aggravées et trafic de stupéfiants. À côté d’eux, la police a retrouvé un pistolet automatique 7.65 ainsi que 200 grammes de résine de cannabis. Les enquêteurs n’ont pas tergiversé, la cause de la fusillade était évidente : un piège tendu sur fond de « guerre des clans ». Et ce drame serait loin d’être extraordinaire. Selon les analystes du Sirasco, l’unité de renseignement criminel de la PJ, 77 règlements de comptes en 2018 ont été recensés, relaye Le Figaro. Des « contrats » exécutés à 83 % du temps pour des questions de contrôle de territoire pour vendre de la drogue. Des phénomènes en hausse que les analystes tentent de décrypter. Pour eux, les règlements de comptes, autrefois réservés à la mafia corse, se sont généralisés. Le principe de la vendetta a ainsi fait son apparition dans toute la France.

Outre ces crimes de clans, les faits divers macabres ne régressent pas non plus. Le Figaro recense une vieille dame de 90 ans étranglée par son cambrioleur le 25 juillet dernier, un policier battu à mort un jour avant près d’une discothèque à Toulouse ou encore un passant volontairement fauché par une voiture dans le Doubs… Autant de crimes qui illustrent une accentuation de la criminalité. Selon une étude du ministère de l’Intérieur, le nombre d’homicides aurait ainsi augmenté de 16 % entre mai et juillet, avec 248 crimes recensés, poursuit Le Figaro. Et la tendance serait à la hausse pour le mois de juillet : « Quelque 101 faits d’homicides ont été enregistrés en juillet 2019, après 75 en juin et 72 en mai », détaillent les analystes.

85 femmes tuées depuis janvier

Autre fait alarmant, les crimes familiaux, eux aussi, connaissent une recrudescence. En 2018, 121 femmes ont été tuées par leurs conjoints, et ce chiffre n’est pas à la baisse puisque depuis janvier 2019, déjà 85 femmes étaient décédées dans ces circonstances, selon les chiffres du collectif Féminicides par compagnon ou ex. Le Figaro pointe également l’intensité de ces crimes violents. Exemples marquants, le 25 juillet dernier, un homme a tué sa femme en l’écrasant contre un mur avec sa voiture à Vénissieux et dimanche 4 août une autre femme a été retrouvée dans sa voiture, tuée par balle à Marignane. Un sordide constat que le gouvernement souhaite prendre au sérieux. En septembre, un « grenelle des violences conjugales » doit s’organiser et Nicole Belloubet a commandé une mission d’inspection. La ministre de la Justice souhaite revenir sur des dossiers depuis 2015 pour identifier une éventuelle faiblesse de l’État.

Source : Le Point

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