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Environ 48 heures après les faits, nous en savons plus sur les circonstances du vol du fusil d’assaut d’une unité de police.

EXCLUSIVITÉ ACTU17. Dans la capitale, samedi 1er décembre, alors que les affrontements entre policiers et manifestants faisaient rage notamment à hauteur de l’Arc de Triomphe, une scène terrifiante a eu lieu sur l’avenue de la Grande-Armée, dans le XVIème arrondissement.

Des cars de police, encore occupés, pris d’assaut

Selon nos informations, plusieurs fourgons de la 21ème Compagnie d’Intervention (CI) de la Préfecture de Police de Paris se sont fait prendre d’assaut. Nous avons pu recueillir plusieurs témoignages concordants, de policiers qui se trouvaient alors sur place.

Acte I : La prise d’assaut.

Les policiers, acculés par le surnombre de manifestants par rapport à eux, se sont confinés dans leurs véhicules de service. Les grenades lacrymogènes et de désencerclement n’ayant, alors, que peu d’effet sur les manifestants. Ils ont vu affluer sur eux une masse d’assaillants qui voulaient en découdre.

Selon nos informations, quatre cars de police présentaient un défaut de la fermeture centralisée des portières. C’est en partie ce qui conduit à ce que cet affrontement dégénère.

Acte II : Pillage et incendie.

Le dernier car de la colonne, dont les portières ne pouvaient être verrouillées, a subi l’attaque la plus dure. Alors que les policiers se trouvaient à l’intérieur, les assaillants ont bousculé le véhicule qui a tangué de gauche à droite et ont lancé un fumigène à l’intérieur. Ce qui a obligé les fonctionnaires à en sortir d’urgence. Les agresseurs ont pénétré dans le véhicule et pillage en règle s’est opéré.

C’est à ce moment-là que le fusil d’assaut HK G36 a été dérobé. D’autres effets ont subi le même sort : porte-plaque ballistique et documents personnels de certains policiers – comportant notamment leur adresse personnelle.

Le véhicule a pris feu alors que les policiers se faisaient passer à tabac sur la voie publique.

Acte III : Confrontation arme à la main et fuite.

Voyant ce déchaînement de violence et la vie de leurs collègues en danger, les policiers confinés dans les autres fourgons sont descendus, pistolet à la main. Mis en joue, les agresseurs ont reculé, le temps que les policiers puissent prendre la fuite.

Acte IV : Le bilan.

Les fonctionnaires de police, sauvés in extremis, ont eu droit à un débriefing à la hauteur de l’agression vécue. Certains ont alors constaté que leurs équipements de protection, gilets tactiques et pare-balle, supportaient des traces de coups de couteau. Des entailles qui ne laissent pas de place au doute.

Seize policiers de la 21ème CI, alors présents, sont en arrêt maladie.

Toujours selon nos informations, certains policiers qui ont vécu cette attaque sont déjà engagés sur une autre opération de maintien de l’ordre. Celui du mouvement social des ambulanciers, qui se tient ce lundi sur la place de la Concorde.

Le fusil d’assaut HK G36 n’a toujours pas été retrouvé, malgré certaines rumeurs faisant état du contraire. La brigade criminelle a été chargée de l’enquête.

Source : Actu17

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