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Le détenu, un habitant de Landerneau, dans le Finistère, s’est évadé ce mercredi matin de la prison de Brest. Il est fiché S, selon FO, et a bénéficié de l’aide de complices.

Il est 8h30, ce mercredi matin, lorsque le détenu de 21 ans doit quitter la prison pour une consultation médicale de routine demandée par le médecin de l’infirmerie. Pour cette extraction, trois surveillants pénitentiaires l’escortent.

En sortant de la voiture, pour rejoindre l’hôpital Morvan de Brest, l’homme fait mine de refaire ses lacets. Il en profite pour pousser violemment les surveillants qui l’entourent et courir vers une voiture qui l’attend juste à côté.

Une évasion organisée

Dans la voiture, deux complices l’attendent. Le véhicule, une Peugeot 307 bleu ou mauve, démarre en trombe et détruit au passage le portail de l’hôpital.

Le détenu est bien connu du centre pénitentiaire de Brest. Originaire de Landerneau, dans le Finistère, il purge actuellement plusieurs peines, certaines pour vol. La police et la gendarmerie le recherchent activement.

Un prisonnier fiché S, selon FO pénitentiaire

Selon le syndicat national Force ouvrière pénitentiaire, le prisonnier serait fiché S.

Un représentant local du syndicat UFAP-UNSA Justice affirme, lui, que le détenu était au courant de sa prochaine consultation médicale. Normalement, les prisonniers doivent être informés d’une éventuelle extraction le jour même, pour éviter toute fuite d’information. Dans le cas présent, il semblerait que le détenu ait été informé la veille de son extraction médicale.

“Le personnel chargé des extractions est en danger” – Joseph Rousseaux, délégué interrégional Force ouvrière

Étant au courant de cette extraction, le Landernéen a pu informer ses complices et organiser son évasion. Il pourrait donc posséder illégalement un téléphone portable dans sa cellule.

Les syndicats dénoncent un manque de moyens pour encadrer les extractions“Généralement, les extractions médicales sont assurées par des surveillants pénitentiaires non armés, indique Joseph Rousseaux, délégué interrégional Force ouvrière pénitentiaire pour la Bretagne. On n’a même plus de véhicule avec sirène deux-tons.”

Pour le délégué Force ouvrière, le personnel est en danger“À Brest, on va normalement récupérer les missions de la police et de la gendarmerie pour les extractions médicales. Les extractions judiciaires sont déjà en souffrance parce qu’il manque les deux tiers du personnel nécessaire. On sait déjà que l’équipe qui va se mettre en place ne pourra pas assurer les deux types d’extraction, faute de moyens.”

Source francebleu

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