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Confinement oblige, il faut s’occuper. J’ai récemment découvert un livre écrit en 1972 que j’avais du récupérer dans la bibliothèque de mes parents après leur décès : « La nuit finira » d’Henri Frenay.

Henry Frenay, officier issu de Saint-Cyr, a été un des tous premiers résistants, dès août 1940 ; il a créé le réseau et le journal « Combat ». Il raconte bien sûr l’histoire de la résistance, mais aussi le déroulement de la guerre, les démêlés du général De Gaulle avec les alliés, avec le général Giraud…Il aborde aussi la politique : fin de la 3ème république, début de la 4ème…Il a été ministre après la guerre mais, déçu par la tournure des évènements, il n’y est pas resté longtemps.

Dans la première partie du livre il cite un paragraphe d’un discours, prononcé le 1er avril 1942 par le général De Gaulle à Londres : « Car c’est une révolution, la plus grande de son histoire que la France, trahie par ses élites dirigeantes et par ses privilégiées, a commencé d’accomplir. Et je dois dire à ce sujet que les gens qui, dans le monde, se figureraient pouvoir retrouver, après le dernier coup de canon, une France politiquement, socialement, moralement pareille à celle qu’ils ont connue, commettraient une insigne erreur. Dans le secret de ses douleurs, il se crée, en ce moment même, une France entièrement nouvelle, dont les guides seront des hommes nouveaux. »

Comme il se trompait !

Mon père a été résistant, il a été recherché par les allemands pendant plus d’un an jusqu’à la libération de Besançon, début septembre 1944. Il avait été dénoncé par des camarades, mais il ne leur en voulait pas, sachant bien que, lorsque l’on tombait entre les mains de la gestapo, il fallait être un héros hors du commun pour ne pas parler.

Après la guerre, enfant (j’ai eu 7 ans en 1945) puis adolescent, j’ai donc vécu dans une ambiance où l’avant-guerre, les années d’occupation, la résistance étaient les principaux sujets de conversation. Mon père et ses amis parlaient beaucoup d’impréparation, de l’incompétence des dirigeants responsables de la débâcle de 1940, de collaboration, de trahison…

Au début l’espoir d’un renouveau était présent, mais il a vite été déçu. On connait l’histoire de la 4ème République et manifestement la 5ème s’enfonce de plus en plus dans le marasme.

La crise du covid 19 est démonstrative à ce sujet : impréparation, mensonges pour cacher l’incompétence, soumission aux lobbies pharmaceutiques…

Après cette crise, outre les difficultés économiques, la France va se retrouver face à un danger encore beaucoup plus grave, celui de l’Islam conquérant, là aussi on retrouve, l’impréparation, le mensonge, les intérêts personnels, la connivence, pour ne pas dire la collaboration et la trahison.

Ce grave danger est largement sous-estimé par le peuple. Le pouvoir, relayé par la quasi-totalité des médias, faisant tout pour qu’il en soit ainsi. Dès le début du livre, Henri Frenay fait mention des médias soumis au pouvoir pétainiste ; ils avaient quelques excuses car le pouvoir c’était en fait l’Allemagne nazie. Aujourd’hui les médias sont soumis à un autre pouvoir, celui des puissances financières dont ils sont dépendants pour la plupart ; mais là ils ont beaucoup moins d’excuses.

Jacques AMIOT

Coordinateur Régional VPF Franche Comté

Source : Profession Gendarme

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