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La gare du Nord à Paris. (STÉPHANIE BERLU / FRANCE-INFO)

Les cheminots qui ont exercé leur droit de retrait ont reçu samedi matin un e-mail leur ordonnant de reprendre le travail sous peine de « poursuites disciplinaires ».

Les salariés de la SNCF qui ont cessé le travail en faisant valoir leur droit de retrait ont reçu samedi 19 octobre un e-mail de leur chef d’établissement les mettant en demeure de « reprendre le travail immédiatement », a appris franceinfo de sources concordantes.

Dans cette lettre que franceinfo a pu consulter, la direction écrit qu’« un éventuel refus » expose les salariés « à des retenues sur salaire et à des poursuites disciplinaires ». La direction indique que « les critères exigés par la loi et la jurisprudence en matière de droit de retrait d’une situation de travail ne sont pas réunis ».

Extrait d’un e-mail envoyé aux salariés de la SNCF qui ont exercé leur droit de retrait, vendredi 18 et samedi 19 octobre 2019. (DR)

De possibles suites judiciaires

A la mi-journée, lors d’une visite surprise à la gare de l’Est à Paris, le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé un « détournement » du droit de retrait. Il a demandé au patron de la SNCF d’examiner toutes les suites possibles, y compris judiciaires.

Ces mises en demeure sont « illégales », a affirmé FO cheminots. « Cela va agacer les conducteurs et les mettre devant un choix insupportable », a déclaré de son côté l’UNSA à franceinfo.

Des conducteurs et contrôleurs font valoir leur droit de retrait après un accident ayant fait mercredi plusieurs blessés, dont un conducteur de train, en région Champagne-Ardenne. Il s’agit d’une collision entre un TER et un convoi exceptionnel à un passage à niveau.

Source : France TV Info

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