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Assa Traoré, cheffe de file du Comité La vérité pour Adama, le 18 juillet 2020, à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise). (BERTRAND GUAY / AFP)

Selon la police, Mahamadou Fofana a été surpris avec cinq hommes en train de charger une moto volée dans un fourgon et a pris la fuite à la vue des forces de l’ordre, à Marly-le-Roi (Yvelines). Il est mort noyé dans la Seine alors qu’il était poursuivi par les policiers.

Le parquet de Versailles a annoncé, vendredi 18 septembre, l’ouverture d’une information judiciaire pour « recherche des causes de la mort » après la noyade dans la Seine de Mahamadou Fofana, cousin d’Adama Traoré, alors qu’il était poursuivi par la police, dimanche soir, à Marly-le-Roi (Yvelines). Le comité La vérité pour Adama demande depuis que la lumière soit faite sur les circonstances du drame et dénonce une possible bavure policière.

Selon la police, Mahamadou Fofana, cousin germain d’Adama Traoré, avait été pris en chasse dimanche soir à Marly-le-Roi (Yvelines) par les forces de l’ordre alors qu’il avait chargé une moto volée dans un fourgon avec quatre complices. L’homme de 35 ans aurait ensuite stoppé son véhicule aux abords de la Seine avant de courir et de se jeter dans le fleuve, où il s’est noyé, malgré l’intervention de deux policiers qui ont tenté de le secourir.

Mahamadou Fofana faisait l’objet d’un mandat d’arrêt depuis 2017 et d’une condamnation à 18 mois de prison pour trafic de stupéfiant.

« Tous les signes concluent à une noyade »

D’après le pré-rapport d’autopsie, « tous les signes concluent à une noyade », a indiqué la procureure de Versailles, Maryvonne Caillibotte, précisant que le légiste était en attente de deux expertises, notamment toxicologique, afin de confirmer avec certitude cette hypothèse.

Cette piste est toutefois combattue par la famille Traoré. « L’autopsie ne permet pas d’affirmer qu’il est mort par noyade », a affirmé mercredi Assa Traoré, cousine de la victime et figure de proue du comité La vérité pour Adama, fondé après la mort de son frère en 2016 après son interpellation par les gendarmes dans le Val-d’Oise.

L’avocat de la famille Traoré, Yassine Bouzrou, a affirmé que le corps de la victime portrait des traces « de lésions au niveau de la tête qui correspondent à un choc contre un plan dur ». Il s’en est d’ailleurs pris à Maryvonne Caillibotte, accusée d’avoir « volontairement omis d’indiquer » cette information.

Dans cette affaire, le parquet a également indiqué avoir ouvert une seconde information judiciaire, contre X, pour des faits de vol en bande organisée et recel de vol.

Source : France TV Info

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