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© Capture d'écran Twitter/@CerveauxNon

Nicolas B., le pompier de l’Essonne blessé par un tir de LBD qui avait insulté Emmanuel Macron dans une vidéo devenue virale sur internet, risque la révocation pour ses propos. Dans une lettre ouverte, ses avocats réclament la clémence.

«Macron, va te faire en***** !» : c’est par cette invective adressée au chef de l’Etat que Nicolas B., pompier de l’Essonne, blessé par un tir de LBD en marge de la manifestation parisienne de la profession, avait conclu une diatribe contre les violences exercées par la police contre les manifestants le 15 octobre. Filmé par les journalistes présents sur place, le coup de gueule du soldat du feu a depuis été vu au total plusieurs millions de fois sur les réseaux sociaux.

Macron, va te faire en***** !

Un temps accusé à tort d’être un usurpateur, le sapeur-pompier mécontent risque aujourd’hui son poste pour avoir proféré ces insultes. Le site d’information Street Pressrapporte le 22 octobre, que ce père de famille de 28 ans, actuellement en arrêt de travail, ferait l’objet d’une suspension «à titre conservatoire» par sa hiérarchie dès son retour. Selon le rédacteur en chef du site, Mathieu Molard, qui affirme avoir pu consulter le document attestant de cette sanction, le jeune homme serait accusé d’avoir «commis une faute grave» qui entraînerait «la saisine sans délai du Conseil de discipline».

Les avocats montent au créneau pour sauver «la tête» de leur client

Les deux avocats du pompier ont adressé une lettre ouverte au président de la République, au ministre de l’Intérieur, au préfet et au président du conseil départemental de l’Essonne, dans laquelle ils réclament la clémence.

«Monsieur le Président de la République, il vous revient de trancher si le respect dû à votre personne et à votre fonction mérite la tête d’un homme», peut-on notamment y lire d’après les extraits publiés par L’Obs.

Il y est en revanche rappelé que ce pompier, qui a été médaillé plusieurs fois pour ses actes de bravoure, s’exprimait alors qu’il était en «état de choc». Selon le texte, également rapporté par Le Parisien, Nicolas B. se serait en outre vu infliger des mesures humiliantes de la part de sa hiérarchie, comme une garde imposée le 24 décembre et son retrait de la «formation des jeunes sapeurs-pompiers».

Pas d’excuses publiques à Emmanuel Macron

Nicolas B., qui regrette ses propos selon ses avocats, devra comparaître devant le tribunal administratif de Versailles qui décidera de sa sanction. Il a en revanche refusé d’écrire une lettre publique d’excuse à Emmanuel Macron, jugeant la démarche «humiliante».

Le sapeur-pompier aurait par ailleurs déposé plainte le 22 octobre, selon StreetPress, pour «violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique sur personne dépositaire de l’autorité publique» et «mise en danger de la vie d’autrui», pour les violences dont il a été victime de la part de la police le 15 octobre.

Source : RT France

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