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Capture d'écran - Vidéo site source : Huffingtonpost

La fièvre monte chez les opposants à la réforme des retraites. Et le virus n’y est pour rien.

“Coronavirus, la fièvre monte: 49.3”, la banderole est éloquente ce mardi 3 mars, à Paris. En pleine épidémie de coronavirus et alors qu’un quatrième mort a été déclaré sur le territoire français, les opposants à la réforme des retraites, eux, battent le pavé parisien. Avec dans le viseur le recours au 49.3 du gouvernement.

Plus que le virus importé de Chine, c’est l’utilisation de cet article de la Constitution qui a ulcéré les syndicats. Ils ont appelé à une nouvelle mobilisation dès l’annonce du recours par Édouard Philippe samedi. “Un déni de démocratie”, “une trahison” nous ont expliqué des manifestants, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus.

Tandis que les rassemblements de plus de 5000 personnes sont interdits dans des lieux confinés, la rue et son air libre leur laissent encore l’espace de s’exprimer. Pour encore quelque temps espèrent-ils. “On ne voit pas pourquoi les députés pourraient continuer de discuter et nous être empêchés d’exercer  notre liberté d’expression”, affirme Jules, un enseignant en tête de cortège qui tient la grande banderole faisant référence au virus.

“Nous, on a pas peur”, lance Vanessa, une aide-soignante. Pour elle une interdiction de manifester, serait un nouveau 49.3. “Une goutte d’eau qui ferait tout déborder et il [le gouvernement] ne peut pas se le permettre”, estime Aurélien, un jeune futur vétérinaire.

Le coronavirus, une nouvelle peur brandie pour faire oublier la réforme? Tous n’en sont pas certains. Une chose est sûre, l’épidémie augmente, la colère sociale aussi.

Source : Huffingtonpost

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