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Zemmour ne semble pas encore avoir décrypté ce que cache la prochaine loi contre le «séparatisme». C’est pourtant assez simple lorsque l’on connait le modèle favoris des élites mondialistes : la Chine communiste.

Derrière le «texte de loi renforçant la gentillesse» pour reprendre les termes de Zemmour, nos politiques cherchent à nous faire accepter l’idée d’un système de crédit social.

La 5G va permettre l’émergence de ce système. Et c’est d’ailleurs pour cela que Macron traite en catimini avec la Chine pour l’installation de la 5G. Qui mieux que la Chine connait les contraintes techniques d’un tel système de crédit social ?

Ce système est présenté par les petits dictateurs en herbe comme un système vertueux. Il n’en est rien, c’est un contrôle de population, c’est son unique but.

Il vise à rendre la vie des opposants un enfer en les privant de tout.

Couplez ce système avec une crypto monnaie virtuelle d’état pouvant être coupée sur un simple clic et vous obtenez une méga usine à mouton.


Le monde du 16/01/2020

En Chine, le « crédit social » des citoyens fait passer les devoirs avant les droits

Ce concept accrédite l’idée d’un « capital de points » accordé par l’Etat au citoyen, qui peut être bonifié, ou bien s’éroder. Une « contrôlocratie » rendue possible grâce à toutes sortes de paramètres et à l’intelligence artificielle.

Le crédit social est chinois : de 2014 à 2020, le gouvernement y a lancé un programme de construction du « système de crédit social » (shehui xinyong tixi en chinoisqui fait les choux gras de la presse occidentale et inspire des films de science-fiction. En Chine, cette nouvelle forme de gouvernance a d’abord été conçue pour répondre aux difficultés de faire appliquer les lois et les décisions de justice. C’est le grand paradoxe du régime autoritaire chinois : les règles et les lois, pléthoriques et souvent très strictes, continuent d’être peu respectées, tant par les institutions que par les citoyens. Pour compenser, l’Etat-parti gouvernement sévit par des campagnes d’une sévérité inouïe. Il s’agirait donc de trouver un entre-deux apporter une solution systémique à l’empire de la fraude et de l’arbitraire qu’est la Chine en instaurant une « contrôlocratie » grâce à toutes sortes de paramètres et à l’intelligence artificielle.

« Augmenter le niveau de vertu des citoyens »

Le crédit social chinois accrédite l’idée d’un « capital de points » accordé par l’Etat au citoyen, qui peut être bonifié – ou bien s’éroder : la citoyenneté n’obéit pas en Chine à une logique universalisante comme en Occident. Dans une note de juillet 2019 publiée sur le site de l’Institut Thomas More, le chercheur Emmanuel Dubois de Prisque associe le crédit social « à la tradition confucéenne dans sa volonté de “civiliser” la société chinoise et d’augmenter le niveau de vertu des citoyens ». Et « dans sa volonté de faire des récompenses et des châtiments le cœur de la gouvernance en Chine », à la tradition du légisme – une philosophie politique chinoise datant du IIIsiècle avant J.-C. et qui met des lois punitives au service de l’empereur.

Décrit dans les directives comme un « système de crédit et de sanctions selon lequel tout devient limité, une fois que la confiance est perdue », le crédit social s’applique aux personnes morales, dotées depuis janvier 2018 d’un numéro de crédit social, et aux personnes physiques – qui restent identifiées par leur numéro de carte d’identité, dont la puce électronique est capable de stocker de multiples données. Les collectivités locales à travers la Chine mettent en place leur propre système de notation « civique ». Tandis que la Cour suprême et d’autres administrations émettent des listes noires de contrevenants, de personnes inculpées qui se soustraient à une décision de justice ou de débiteurs défaillants. Ils sont soumis à des restrictions partielles ou totales sur certaines dépenses comme l’achat de billets d’avion et de train.

Source Le Monde

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