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Selon des services de renseignement cités par "The Guardian", le groupe Etat islamique est désormais dirigé par Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi, “considéré comme l’un de ses idéologues”. - Ali Hashisho / Reuters

Cofondateur de Daech, Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi aurait repris la direction de l’organisation islamiste après la mort d’al-Baghdadi selon « The Guardian ».

Daech a-t-il volontairement induit ses ennemis en erreur sur l’identité de son nouveau chef? L’un des fondateurs et principaux idéologues du groupe jihadiste État islamique (EI) a été identifié par plusieurs services de renseignements comme le successeur d’Abou Bakr al-Baghdadi à la tête de l’organisation, a révélé ce lundi 20 janvier The Guardian.

Selon le quotidien britannique, qui cite des responsables de deux services de renseignement non précisés, l’organisation est désormais dirigée par Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi, “considéré comme l’un de ses idéologues”.

Cette information contredit l’annonce faite précédemment par l’organisation islamiste. Peu après la mort de Baghdadi dans une opération américaine fin octobre en Syrie, l’EI avait désigné Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi comme nouveau “calife des musulmans”. Mais ce dernier était inconnu des analystes, certains doutant même de son existence, et un haut responsable américain le qualifiant de “parfait inconnu”. Toujours selon The Guardian, le nom dévoilé par Daech après la mort de Baghdadi était “un nom de guerre”.

Sur la liste des “terroristes les plus recherchés”

Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi est lui bien identifié par les renseignements occidentaux. Originaire d’une famille de la minorité turkmène d’Irak, c’est l’un des rares non-Arabes dans la direction de l’EI. Diplômé de l’université de Mossoul, il aurait joué un rôle clé dans la persécution des Yazidis, communauté religieuse ancestrale prise pour cible en Irak par les jihadistes en 2014.

Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi figure depuis août 2019 sur la liste des “terroristes les plus recherchés” par les États-Unis, qui offrent jusqu’à 5 millions de dollars pour des informations permettant de le capturer. Il est présenté sur le site ad hoc du Département d’État américain comme “un successeur potentiel du chef de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi”.

Le président américain Donald Trump a annoncé le 27 octobre la mort d’al-Baghdadi lors d’un raid au cours de la nuit précédente dans le nord-ouest de la Syrie, à quelques kilomètres de la frontière turque. Depuis qu’il s’était autoproclamé, en 2014, “calife” d’un territoire qui a compté jusqu’à sept millions d’habitants, à cheval entre l’Irak et la Syrie, Baghdadi était devenu l’homme le plus recherché du monde.

Source : Huffingtonpost

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