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© Photo Pixabay / Pexels

« Provocation » et craintes de « l’effacement de l’identité française ». Pour célébrer le début de la présidence française de l’UE, le drapeau tricolore de l’Arc de Triomphe a été remplacé par celui des 27, mais l’initiative n’a pas été appréciée par tous. La droite y voit une atteinte à la souveraineté nationale.

La France débutant le 1er janvier sa présidence de l’Union européenne de six mois, Paris a revêtu le 31 décembre les couleurs de l’UE. Ainsi, la façade de la tour Eiffel ou encore celle du palais de l’Élysée ont fait apparaître le drapeau bleu des 27, lequel flotte également place de l’Étoile, remplaçant le drapeau national.

Alors que d’autres monuments emblématiques à travers tout l’Hexagone devront hisser le drapeau bleu étoilé, cette démonstration ne fait pas l’unanimité.
Fustigeant le « prétendu attachement d’Emmanuel Macron à la France », que le Président a exprimé lors de son allocution du 31 décembre, Marine Le Pen a demandé que le drapeau français soit rétabli au-dessus de la tombe du soldat inconnu. Pour la chef du Rassemblement national, c’est une « provocation [qui] offense ceux qui se sont battus pour la France ».

La même rhétorique a été utilisée par Valérie Pécresse, candidate des Républicains à la course présidentielle. Estimant que le drapeau tricolore doit être rétabli au nom de tous les « combattants qui ont versé leur sang pour lui », la femme politique s’est exclamée sur Twitter:
« Présider l’Europe oui, effacer l’identité française non! »

« Après le saccage, l’outrage. »

Pour dénoncer la disparition du drapeau national de l’Arc de Triomphe, Éric Zemmour a évoqué le récent emballage du monument par les artistes Christo et Jeanne-Claude.
« Après le saccage et l’empaquetage, l’outrage », a résumé le chef du parti Reconquête.

Source : Sputnik

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