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Image d'illustration © SYSPEO/SIPA

Voter RN, méthode corse, déménagement : les conseils d’un policier aux victimes de violences

Victimes d’insultes et de vandalisme, plusieurs habitants d’un quartier de Montpellier ont appelé le standard du 17 pour se plaindre. Un policier leur a suggéré plusieurs solutions insolites.

Ils ne s’attendaient sans doute pas à ce genre de conseils. Vendredi 7 août, plusieurs habitants du quartier des Hauts de Massane, à Montpellier ont appelé le 17 pour signaler des voyous qui caillassaient leur résidence et s’y étaient même introduits. Ce soir-là, un garage a d’ailleurs été saccagé et des scooters et des vélos volés. Une triste habitude pour les riverains qui ont donc décidé d’appeler la police pour se plaindre. Seulement, à l’autre bout du fil, le fonctionnaire de permanence leur a donné des conseils non-conventionnels pour lutter contre l’insécurité quotidienne, rapporte France Bleu.

« Ils n’ont qu’à leur enlever la CAF à ces gens-là »

« J’ai appelé parce qu’ils [les voyous, NDLR] commençaient à jeter des cailloux sur les véhicules du parking de la résidence, ça montait crescendo avec des cris, des vulgarités », raconte une habitante à la radio. Le policier lui explique d’abord que les jets de cailloux n’étaient pas une priorité, puis il lui lance : « Vous savez quand on habite là, il faut se renseigner avant où on achète. Il faut avoir des gens dans sa résidence qui ont des couilles pour régler ça à notre façon, à la méthode corse ». Comprendre : il faut se faire justice soi-même. Le même soir, une autre habitante tombe sur le même policier, pour lui signaler les faits. « Madame, ils n’ont qu’à leur enlever la CAF à ces gens-là », lui répond le fonctionnaire. A un troisième voisin, un autre policier a suggère simplement… de déménager du quartier.

« Les gens ne sont pas normaux dans ce quartier »

Finalement, le lendemain, plusieurs habitants de la résidence décident d’aller déposer une main courante au commissariat. « J’ai raconté au policier les propos qui nous avaient été tenus la veille au téléphone par son collègue. Il m’a regardé, il m’a dit : ‘Ça vous choque ? Et bien je vais vous dire exactement la même chose’ », explique une des riveraines à France Bleu. « On n’a qu’à pas habiter là. De toute façon, les gens ne sont pas normaux dans ce quartier, on a qu’à habiter ailleurs, avec des gens normaux », lui soutient alors le fonctionnaire, avant d’ajouter : « Vous n’avez qu’à faire comme nous, car il faut savoir que dans le commissariat, 90 % des policiers votent Rassemblement national ».

Source : Valeurs Actuelles

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