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Le gouvernement italien a adopté lundi soir un train de mesures pour venir en aide à la banque Carige au bord de la faillite, notamment à travers des interventions du ministère de l’Economie et des Finances ainsi que de la Banque d’Italie.

Les mesures adoptées par décret-loi lors d’un conseil des ministres se situent « dans la continuité » de la récente décision de la Banque centrale européenne (BCE) de nommer des dirigeants temporaires pour Carige, indique un communiqué du gouvernement.

« Trois administrateurs temporaires » ont été maintenus pour prendre en charge Banca Carige, avait indiqué mercredi dernier un communiqué de la BCE, une décision rendue nécessaire après la démission de cinq membres de l’ancien conseil d’administration.

Selon le gouvernement italien, l’objectif du décret-loi est de permettre à ces administrateurs « de prendre les initiatives utiles pour préserver la stabilité et la cohérence de la gouvernance de la banque, (et pour) compléter son renforcement patrimonial ».

Dans ce cadre, Carige pourrait obtenir « des garanties d’Etat » ou des « financements » de la Banque d’Italie: « En étroite coopération avec les institutions communautaires, les garanties prévues seront offertes dans le plein respect des règles en matière d’aide d’Etat », ajoute le gouvernement italien.

Le décret-loi prévoit aussi la possibilité pour Carige de procéder « à une recapitalisation publique à titre de précaution » afin de respecter les exigences réglementaires concernant les fonds propres, selon le communiqué.

Le cours de Banca Carige, suspendu depuis le 3 janvier, valait alors à peine 0,0015 centime d’euro et a perdu près de 90% de sa valeur sur les trois derniers mois.

Et ce en accélérant ses pertes dans les derniers jours de décembre, en l’absence de décision sur une nouvelle augmentation de capital –pour cause d’abstention de l’actionnaire principal, le groupe Malacalza.

L’établissement génois a déjà procédé à trois augmentations de capital en cinq ans, tandis que la banque a changé plusieurs directeurs généraux ces dernières années.

En octobre, l’agence de notation financière Fitch avait abaissé la note de la banque de B- à CCC+, avec une perspective négative, en soulignant qu’une faillite de l’établissement était « une possibilité réelle ».

Source Le Figaro