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Ce migrant camerounais travaillait sans contrat dans une boîte de nuit et venait de voir sa demande d’asile rejetée.

L’indignation à géométrie variable. Dimanche 2 février, le collectif féministe et anti-immigration Némésis a dénoncé le viol d’une étudiante de 22 ans par un migrant camerounais, dans un parking souterrain de Rouen. Le collectif s’est insurgé de l’absence de réaction des autres collectifs féministes de la région, notamment de « Droit des femmes Rouen ». « Parler de la politique étrangère de Trump, aucun problème pour elles, mais pour parler d’un viol commis dans leur propre ville, là c’est silence radio », a fustigé Némésis sur son site.

Mis en examen pour « viol aggravé »

Les faits remontent au 20 janvier. Alors qu’elle sort d’une discothèque entre 5 et 6 heures du matin, une jeune étudiante rouennaise de 22 ans oublie où elle a garé sa voiture, pour rentrer chez elle, rapporte France 3. Le vigile de la boîte de nuit lui propose alors de l’aider à la chercher, et l’accompagne dans le parking souterrain voisin. Une fois sur place, il devient de plus en plus pressant et tente de pénétrer digitalement la victime. Un examen gynécologique confirmera par la suite les traces de viol. Confondu par les caméras de surveillance, l’homme, un migrant camerounais de 31 ans, finit par avouer les faits. Selon le collectif Némésis, qui confirme les informations de France 3, l’individu travaillait « au black » et avait « vu sa demande d’asile rejetée en première instance ». « Au terme d’une audience en comparution immédiate, mardi 21 janvier 2020, le tribunal correctionnel de Rouen s’est déclaré incompétent pour juger l’affaire. Une information judiciaire a donc été ouverte et l’homme a été mis en examen pour ‘viol aggravé’ », précise le collectif.

Exclusion des migrants violeurs du territoire national

L’organisation estime qu’il « risque 20 ans de prison, gracieusement financés par nos impôts ». « Nous demandons que tout homme de nationalité étrangère commettant des violences physiques et/ou sexuelles soit exclu du territoire national », écrit-elle, interpellant Marlène Schiappa, qui en avait « émis le souhait ». Interrogé par Valeurs actuelles au lendemain de la manifestation organisée par « Nous Toutes », dont il avait été expulsé pour avoir dénoncé la part de migrants chez les violeurs en France, le collectif avaient dénoncé les féministes « qui se heurtent à leurs propres contradictions ». « Bien des femmes aujourd’hui n’osent dire ce que nous dénonçons car elles craignent d’être catégorisées comme étant racistes. D’autres sont carrément persuadés qu’il n’y a aucun lien entre le harcèlement de rue et les populations issues généralement du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne. Ce déni total est extrêmement dangereux dans la lutte contre les violences faites aux femmes puisque refuser de citer les causes d’un problème ne peut permettre de la résoudre », nous avait confié une de ses membres.

Source : Valeurs Actuelles

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