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La chancelière a été victime d’une troisième crise de tremblements alors qu’elle recevait le premier ministre finlandais Anti Rinne ce mercredi. L’opinion publique allemande s’interroge.

La santé d’Angela Merkel inquiète. Mercredi, alors qu’elle accueillait le premier ministre finlandais Anti Rinne, son corps s’est mis à trembler, comme le 18 juin dernier lorsqu’elle avait reçu le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky. L’entourage de la chancelière avait mis l’épisode sur le compte de la chaleur et de la déshydratation. La deuxième fois, quelques jours plus tard en présence du président fédéral Fran-Walter Steinmeier, l’explication ne tenait déjà plus. Cette fois, Angela Merkel est sommée d’apporter des éclaircissements. «Doit-elle nous dire comment elle va vraiment?», s’interroge Bild sur son site internet. Le quotidien n’est pas le seul à se poser des questions. Sur les images de la crise de tremblements, qui s’est produite durant l’hymne national allemand dans la cour de la chancellerie, on aperçoit aussi les regards préoccupés de son entourage.

«Je vais bien», a déclaré Angela Merkel mercredi lors d’une conférence de presse en assurant être dans le prolongement de l’événement du mois de juin, une séquelle selon elle. Lors de sa deuxième crise, son entourage avait effectivement tenté d’expliquer son accès de faiblesse par une sorte d’effet de réplique psychologique. L’hypothèse semble encore retenue. «Ce n’est évidemment pas encore tout à fait terminé, mais il y a du progrès», a estimé la chancelière mercredi. «Je dois vivre avec cela. Mais je m’en sors très bien et il n’y a pas lieu de s’inquiéter», a-t-elle insisté. Sans convaincre. Un journaliste l’a donc relancée en lui demandant si elle comptait communiquer sur son état de santé. «Je crois que les commentaires ont été faits aujourd’hui», a-t-elle répondu avant d’assurer: «Je crois qu’un jour, ça passera comme c’est venu. Mais on n’y est pas encore». «Sinon, je suis fermement convaincue que je suis parfaitement capable d’agir», a-t-elle affirmé.

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Source Le Figaro

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