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Affaire Mila : la ministre de la justice accusée de vouloir légitimer le blasphème

La lycéenne a été menacée de mort pour avoir tenu des propos insultants envers l’islam sur son compte Instagram. Suite à ces menaces, elle a dû être déscolarisée et deux enquêtes ont été ouvertes.

Cela aurait pu rester une vidéo en live postée par une adolescente sur Instagram un samedi. C’est devenu ce que l’on appelle désormais « l’affaire Mila ». Cette lycéenne homosexuelle aux cheveux mauves a été insultée et menacée de mort, pour avoir tenu, le 18 janvier en live sur Instagram, des propos insultants envers l’islam. Face à la gravité des menaces, Mila a dû être déscolarisée et des enquêtes ont été ouvertes.

L’affaire a pris une nouvelle dimension lorsque la ministre de la justice, Nicole Belloubet, invitée à s’exprimer sur le sujet au micro d’Europe 1 mercredi 29 janvier, a été accusée de vouloir légitimer le blasphème, en déclarant que l’insulte contre une religion constituait « évidemment une atteinte à la liberté de conscience ».

Avant le rétropédalage de la ministre, qui a « précisé » ses propos en reconnaissant une expression « maladroite », des personnalités politiques de tous bords se sont indignées sur Twitter, comme la sénatrice socialiste de l’Oise, Laurence Rossignol. Dans un tweet, l’ex-ministre de la famille et des droits des femmes rappelle qu’« en France, il est interdit d’insulter les adeptes d’une religion mais on peut insulter une religion, ses figures, ses symboles ».

Il n’en fallait pas moins pour raviver le débat autour de ce sujet sensible, le délit de blasphème n’existant pas en France. Depuis le début de cette affaire, deux camps s’opposent et s’affrontent sur les réseaux sociaux : #JeSuisMila ou #JeNeSuisPasMila.

Suite Le Monde

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