PARTAGER

Depuis les aveux circonstanciés d’Agnès Buzyn au journal le Monde, la question de la responsabilité pénale des décideurs publics dans la gestion de la pandémie est posée.

Et elle inquiète, puisque le chef de l’État, lui-même pourtant protégé par son immunité, a cru nécessaire de traiter « d’irresponsables » ceux qui entendaient demander réparation.

J’ai eu plusieurs fois l’occasion d’y revenir en tentant d’exposer le cadre juridique spécifique à la mise en cause judiciaire des responsables politiques et administratifs.

Il semble que sur cette question, le plus haut niveau de l’État soit passé de l’inquiétude à l’angoisse. C’est ce que nous dit Philippe de Villiers interrogé par Jean-Jacques Bourdin et ce que démontre la presse mainstream en donnant la parole à la garde universitaire et professionnelle Macronienne.

Les uns nous disent que cela ne tient pas sur le plan juridique, ce qui est risible, et témoigne soit de l’ignorance, soit de la mauvaise foi. Les autres que ce n’est pas démocratique parce que le contrôle du gouvernement relève de la compétence exclusive du Parlement, en oubliant que ce gouvernement et son administration sont composés d’hommes et de femmes qui sont autant de justiciables. Et en restant extrêmement discret sur la disparition totale du contrôle parlementaire avec l’Assemblée Nationale croupion de 2017. Il y a enfin, les militants de l’union sacrée derrière Macron qui prétendent que c’est très vilain parce qu’animé par un esprit de vengeance (!).

Je pense qu’il est nécessaire de revenir sur ce sujet essentiel pour procéder une nouvelle fois à quelques clarifications en essayant de dissiper le brouillard que les soutiens de ce pouvoir s’évertuent à installer.

En attendant, et pour patienter, je publie ici une interview donnée à la web télé TV Libertés sur le sujet.

Je maintiens que les citoyens, qui ont accepté sans barguigner les contraintes du confinement qui sont autant de violences, ont le droit de demander des comptes à ceux dont il apparaît aujourd’hui qu’ils ont été lourdement défaillants et par leur comportement ont aggravé les préjudices que subissent les Français.

Source : Profession Gendarme

Publicité